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Hors série 2017 - Les nyrocas


Les nyrocas Généralités du genre Aythya avec les nyrocas

 

Les fuligules, le genre Aythya, comptent douze espèces, et peuvent être divisés en trois groupes distincts : les milouins, les morillons et milouinans et les nyrocas qui nous intéressent ici. Les milouins comptent deux espèces nord américaines, les fuligules à tête rouge (A. americana) et à dos blanc (A. valisineria) et une eurasiatique, le fuligule milouin (A. ferina). Ce sont les plus grands du genre, les mâles se caractérisant par leur tête rousse. Les morillons et milouinans comptent 5 espèces dont 4 se reproduisent dans l’hémisphère nord. Le fuligule à collier, ou à bec cerclé (A. collaris) est américain, tout comme le fuligule à tête noire ou petit milouinan (A. affinis). Le fuligule milouinan se rencontre tant dans le nouveau monde que dans l’ancien. Le fuligule morillon (A. fuligula) est eurasiatique. Enfin le fuligule de Nouvelle-Zélande (A. novaeseelandiae), nommé à tort nyroca de Nouvelle-Zélande par les éleveurs, est sédentaire dans les îles qui lui ont donné son nom. Ce dernier apparait sur notre couverture, mais ce n’est pas un nyroca à proprement parler. Il est d’ailleurs nommé New Zealand Scaup par les anglophones, soit milouinan de Nouvelle-Zélande. Regardez bien son bec, il est très différent de celui des quatres autres nyrocas de la couverture… Ces cinq espèces sont caractérisées par le plumage plus ou moins noir des mâles marqué ou non de blanc et de gris.

 

Les vrais nyrocas, enfin, sont au nombre de quatre et ont un plumage à dominante marron :

• Le fuligule austral (A. australis), australien comme son nom l’indique. Il est très peu représenté en élevage en Europe, et la consanguinité fait que la fertilité des quelques couples n’est pas faramineuse.

• Le fuligule nyroca (A. nyroca), eurasien, est quant à lui bien présent en élevage.

• Le fuligule de Madagascar (A. innotata), malgache, est en danger critique d’extinction dans la nature et fait l’objet d’un programme de préservation en milieu protégé in situ. Il est inaccessible pour les éleveurs.

• Le fuligule de Baer(A. baeri), qui est asiatique, a vu ses effectifs chuter dramatiquement durant les 20 dernières années. Il est encore bien présent en élevage, sans être commun, et sans que l’on puisse, pour le moment, savoir si tous les individus détenus sont vraiment purs.

C’est la précarité de ces deux dernières espèces qui nous les a fait choisir pour ce hors série.

L’élevage des nyrocas n’a rien de compliqué et ce sont même des canards que l’on peut conseiller aux débutants, quelle que soit l’espèce.

Description

Ce sont des canards plongeurs au corps ramassé, à la queue courte, au bec plutôt fin, dans des nuances de brun et de blanc essentiellement et d’assez petite taille. L’australien est le plus grand et l’européen le plus petit. La taille oscille entre 36 et 50 cm pour un poids de 500 g à 1 kg environ. L’australien est globalement brun sombre lavé de roux avec le ventre, les sous-caudales et une barre alaire blancs. Son bec gris sombre est marqué d’un large croissant blanc caractéristique à son extrémité. Le malgache lui ressemble beaucoup, bien qu’étant globale - ment plus roux. Son bec est entièrement gris sombre. L’européen est le plus roux, presqu’orangé sur la tête, le cou et les flancs. Il possède les mêmes marques blanches. Il a un petit croissant blanc au bout du bec, plus marqué chez le mâle. Le Baer, enfin, est le plus « bariolé ». Sa tête est marquée de reflets verts, sa poitrine est rousse lavée de violacé et ses flancs roussâtres sont largement marqués de blanc crème. Son bec est plus clair que celui des autres espèces. Les femelles sont plus ternes que leurs compagnons. La différence majeure chez les oiseaux pleinement adultes est la couleur de l’iris, toujours blanc chez les mâles et brun chez les femelles. Les jeunes sont de la couleur de leurs mères, avec des plumes du manteau, des flancs et de la poitrine finement ourlées de chamois. Les canetons sont contrastés en jaunâtre et brun plus ou moins sombre.

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