Vous êtes ici :

Revue de Juin 2017 - Le grèbe à cou noir


Experience d'élevage et détention : Le grèbe à cou noir

texte et photos : Michel Fromentin

En décembre 2009 dans la revue AVIORNIS N° 212 a été diffusé un article très complet sur cet oiseau par l’éleveur Allemand Thomas Richter. Pour ma part cela sera plus une expérience personnelle sur les conditions de détention et de sa reproduction en milieu protégé. Mon couple reproducteur vient de chez cet éleveur, il était âgé d’un an.

Je les ai installés dans une volière équipée de 3 bassins reliés par un canal, une rive engazonnée et l’autre plantée de fougères, d’hostas, d’hémérocalles. Ils se sont vite habitués à ce nouvel environnement, un couple d’anserelles d’Afrique était déjà présent dans cette volière, la cohabitation n’a pas posé de problème au début.

Pour la nourriture j’ai opté rapidement pour micro Lundi 35% comme base de leur alimentation (je trouve que l’esquisit est trop gâché de par sa taille), agrémentée par des vers de farine et des petites crevettes.

L’année suivant leur arrivée, ils ont commencé à reprendre leurs couleurs fin janvier. En avril ils sont devenus plus actifs, quelques accouplements ont lieu, ils commencent même à déposer quelques fragments de végétaux à l’endroit du futur nid et stockent aussi de la végétation à proximité de celui-ci.

En principe fin avril le premier oeuf est pondu, souvent le nid n’est qu’ébauché. Par contre j’ai été obligé de retirer les anserelles car la bagarre devenait sérieuse, le nid est alors fini.

Le premier oeuf est couvé dès le départ de la ponte, les oeufs étant pondus tous les 2 jours, les deux parents couvent à tour de rôle, l’incubation dure 21 jours en moyenne. Souvent les naissances se font à un jour d’intervalle mais j’ai déjà eu 2 jours sur le dernier oeuf.

Le premier jeune qui va naître, sera le plus avantagé pour sa croissance par rapport aux autres, surtout pour le dernier né.

Il sera presque toujours le premier pour se saisir des aliments distribués par les parents, il y aura même une différence de taille.

Rapidement après leur naissance, il faut qu’ils arrivent à grimper sur le dos de celui qui est sur le nid afin de se réchauffer sous ses plumes.

Il arrive parfois qu’un jeune ne réussisse pas et qu’il tombe à l’eau, c’est souvent fatal car il est vite saisi par le froid et perd rapidement la force de regrimper sur le dos d’un des parents.

Pour l’alimentation des jeunes il faut distribuer souvent la nourriture à la surface de l’eau (micro, mini vers de farine et émincé de coeur de boeuf).

Pendant une quinzaine de jours les parents feront le nourrissage.

Si la température est clémente ils iront plus souvent sur l’eau (pour changer de parents) et commencerons à se nourrir seuls un peu sur l’eau.

A cette période les parents n’hésitent pas à s’ébrouer pour que les petits tombent à l’eau (ils commencent à être encombrants et lourds).

Cet article vous intéresse ?

- retrouvez l'intégralité de son contenu dans la revue.
- Pas encore abonné à la revue, téléchargez le formulaire ici ou abonnez vous en ligne via notre boutique en ligne